Friday, 9 November 2007

Assassin #6

10 décembre,

La lassitude parfois de n’arriver à rien. A ne rien écrire, à ne pas réussir. J’aime les mots, je les connais ; j’ai l’histoire, je la maîtrise. Mais il manque toujours un petit quelque chose qui fait pourtant tout. On n’accroche pas à l’histoire. Ça ne sert à rien d’écrire. Je me console avec un peu de poésie, elle ne risque pas d’être publiée. Mais les romans. Une vraie chienlit. Plus envie d’écrire que d’écrire quelque chose dont les gens vont penser que c’est une belle merde. On veut terriblement mais on ne peut pas. Parfois le mot juste – cette épiphanie singulière de l’écrivain qui se dit : « C’est exactement le mot que je veux ; la phrase que je devais écrire » – même ce mot juste me fait douter : moi, je le trouve juste, mais ai-je amené le lecteur à considérer ce mot, ce passage, comme le bon ? Au moins avec le sang on n’a pas ce problème. On assassine et quelque soit la méthode on a l’ivresse.

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